Augmentation du prix des abonnements annuels

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Augmentation du prix des abonnements annuels

Chers membres, 

Nous voulons premièrement vous remercier pour votre confiance depuis l’ouverture de l’Espace Sans Luxe. Nous avons reçu plusieurs bons commentaires et nous vous en sommes sincèrement reconnaissants. 

Le but de l’Espace est d’apporter à la scène de danse urbaine un lieu rassembleur où les danseurs, artistes et passionnés peuvent évoluer ensemble. Un espace où la collaboration et l’entraide règnent pour faire place à une scène de danse diverse et uni.  C’est un projet unique en son genre qui vient avec ses défis. Le fait d’être les premiers à explorer cette formule de service est un défi monumental et les choix que nous devons faire sont parfois difficiles. 

C’est après grande réflexion que nous nous trouvons dans l’obligation d’augmenter le coût de l’abonnement à 80$ par année. Nous avons voulu bien faire en rendant l’Espace le plus accessible possible, mais nous dépendions d’une campagne de financement qui a été moins grande qu’espérée. 

Cette augmentation s’appliquera seulement aux nouveaux clients, et ce, à partir du 1er mai 2017. Les clients existants verront leur prix augmenter seulement lors de leur renouvellement. Avec cette augmentation viendront aussi plusieurs autres améliorations : des ventilateurs seront installés et plus d’évènements et de formations seront mis à la disposition des membres. Pour un prix de 6,67$ par mois, nous sommes sûrs que vous allez continuer à en recevoir énormément pour votre argent !

Nous tenons aussi à ce que vous sachiez que les membres de l’équipe administrative, les mentors et toutes autres personnes travaillant à l’Espace Sans Luxe le font de manière VOLONTAIRE. Les fonds provenant de l’augmentation seront utilisés à 100% pour les dépenses de celle-ci. Cette mesure sert à assurer la survie de l’Espace. Nous vous remercions pour votre compréhension. 

 

Pour toute personne incluant les membres actuels qui souhaite contribuer davantage à la cause de l’Espace Sans Luxe, nous avons créé une page de donation disponible ici : http://www.100lux.ca/faire-un-don/

Nous vous invitons à communiquer vos suggestions ou vos idées de collaboration à info@100lux.ca 

 


Merci

 

 

L’équipe de l’Espace Sans Luxe

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Dieu : la danse urbaine comme moyen de réflexion.

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Dieu : la danse urbaine comme moyen de réflexion.

C’est dans le quartier Griffintown, aux limites du Vieux-Montréal, dans la petite salle de l’Espace Cercle Carré, que le chorégraphe Ford McKeown présente sa nouvelle pièce, du 13 au 15 avril.

 

Jeune Montréalais d’origine haïtienne, Ford « Forward » Mckeown Larose est un danseur, chorégraphe et interprète, spécialisé en danse urbaine. Après avoir découvert cette passion avec l’émission « So You Think You Can Dance », il devient assidu dans son entrainement et prend des cours de hip-hop avec Alexandra L’Heureux, pour ensuite se spécialiser dans le popping. Pour lui, la danse devient un véritable refuge où il peut s’exprimer librement et oublier ses problèmes quotidiens. Il se fait petit à petit sa place dans le milieu de la danse urbaine à Montréal et devient professeur dès 2009. Parallèlement à l’enseignement, il crée aussi la compétition de popping  « Chaos Unleashed », aujourd’hui mondialement connue. Son penchant pour la création se développe très vite, suivant les traces de ses inspirations comme les créations de Handy « Monstapop » Yacinthe, Michel « Boombeast » Lim et du collectif Fôret Noire. Il crée alors de nombreux numéros en compagnie du collectif « Chaos » puis monte sa propre compagnie « Forward Movements » en 2015 dans le but de favoriser la diffusion de créations artistiques originales en danse urbaine.

 

    Accompagné par ses cinq danseurs de talent, Joe Dany Aurélien, Nindy Banks, Laurence Brière, Mukoma-K. Nshinga et Lakessha Pierre-Colon, Fordprend pour thème la religion et pour moyen d’expression la danse urbaine. Il questionne alors l’identité et l’existence de Dieu, dans toutes ses formes et laisse place à la libre interprétation du spectateur.

 

    Dans un silence religieux, la pièce commence. Chaque interprète s’exprime alors avec son corps unique et ses propres mouvements, dans un crescendo de gestuelle saccadée envoutant. On y décèle alors la personnalité de chacun et son propre vécu. Petit à petit, les effets lumineux et sonores s’ajoutent à l’ambiance intimiste et créent une cohésion de groupe, plus évidente. On a donc affaire à un groupe d’individus, au sein duquel chacun témoigne corporellement son opinion. Le public assiste alors à différents questionnements sur les différentes croyances et suit les interprètes dans leurs retranchements, leur force, leur désespoir ou leur foi. Entre puissance et douceur, la pièce crée des hauts et des bas, et atteint ainsi une profondeur de réflexion et une poésie intime et subtile de création.

 

    Par sa gestuelle urbaine diversifiée et son imagination, le chorégraphe nous transmet ses réflexions personnelles, tout en amenant non pas une réponse, mais une réflexion. C’est par la danse urbaine qu’il décide alors d’exploser son propos, montrant encore une fois toute l’étendue créative de cette culture.

 

 

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Pensons-y : la création en danse urbaine

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Pensons-y : la création en danse urbaine

Lundi le 13 février se tenait la conférence « Pensons-y » organisée dans le cadre du Festival 100Lux qui se déroulait à Montréal du 13 au 19 février.

Fidèle à son mandat de soutenir la professionnalisation des danseurs urbains, l’organisme a choisi de réunir des chorégraphes montréalais établis dans le milieu de la danse afinde partager autour de la création en danse urbaine.

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Issus de différents backgrounds, de différentes générations, les artistes invités ont fait part de leurs expériences diverses. Processus de création, diffusion, relation chorégraphes/interprètes, les sujets abordés ont suscités réflexions et questionnements.

 Pourquoi créer ? Quels éléments des danses urbaines sont une source d’inspiration pour ces créateurs ?

 Alexandra Landé (fondatrice de Ebnflöh) et Hélène Simard (danseuse et directrice artistique chez Solid State) évoque toutes les deux le côté « raw » de leurs danses respectives. 

Pour Landé il s’agit de se détacher de l’aspect commercial du hip-hop pour exploiter cette « rawness » à son maximum. 

Œuvrant aujourd’hui en tant que chorégraphe contemporaine, Simard explique la façon dont le rapport à la musique continue d’influencer sa façon de créer. 

Changer la musique change-t-il automatiquement la danse ? Comment transposer ce qu’il aime du cypher dans un autre espace ? Ce sont les questions que s’est posé Victor Quijada (fondateur de RUBBERBANDance Group) au début de son parcours de chorégraphe. Influencé par les mouvements artistiques d’avant-garde, il cherche alors à créer une nouvelle forme de danse à partir d’influences de la danse classique/contemporaine et de danses hip-hop.

Originaire de France, Ismaël Mouaraki explique le mur auquel il a dû faire face quand il a tenté de faire diffuser son travail à Montréal. Les institutions n’étant pas préparéesà accueillir les artistes en danses urbaines,  un véritable travail d’éducation a dû être mené.

Qu’en est-t-il aujourd’hui ?

Si les artistes en danses urbaines ont toujours créé, leurs initiatives ne reçoivent le soutien des institutions que depuis récemment. 

Même si quelques résistances persistent, le travail effectué par les générations précédentes semble avoir porté ses fruits selon Alexandra Landé. Pour la chorégraphe, il serait également important de reconsidérer les catégorisations qui fragmentent le milieu. La notion de diversité, confine certains créateurs dans des boîtes dont l’existence devrait être remise en cause.

Pour Dazl St-louis (Flow Rock), ces séparations n’ont pas lieu d’être, car il s’agit avant tout de danse. Des formes d’expressions diverses mais indéniablement actuelles.

Se prendre en main, comprendre le système pour pouvoir jouer à l’intérieur, tels sont les conseils d’Hélène Simard. Mais il semble y avoir un manque de soutien des danseurs urbains, quand il s’agit de naviguer dans l’institution.

Alors quelles solutions ? Créer des liens, partager les savoirs. 

  

Les chorégraphes évoquent les difficultés rencontrées en studio avec leurs interprètes. Pour Hélène Simard, le plus grand obstacle est de travailler en studio. Egalement évoquée, la nécessité de trouver un langage commun afin de faciliter la communications entre danseurs de différents background.

Développer une discipline du studio est une des compétences que les danseurs n’ayant pas reçu de formation académique semblent devoir acquérir selon Quijada.

Les conditions de création, dans un contexte institutionnel, sont loin des conditions que connaissent les danseurs urbains explique Alexandra Landé. Il est alors nécessaire de développer une éthique de travail différente.

 

A l’heure du métissage des genres, il semble y avoir une inquiétude face à la perte de l’essence de la culture hip-hop. Les panélistes semblent s’accorder sur le fait que différentes formes peuvent co-exister, il y a place pour de multiples visions, que l’on soit puriste ou adepte du métissage.

 

Comment favoriser l’émergence de jeunes créateurs en danses urbaines ? Poursuivre la progression de la danse urbaine dans les théâtres. Eduquer le public afin de changer la perception selon laquelle la danse urbaine ne serait que divertissement.

Continuer les discussions, la transmission de savoirs, continuer à s’outiller. Ne pas hésiter à occuper l’espace qui nous est offert ou à créer son propre espace. 

On ne peut que souhaiter que ce genre d’échanges se réitèrent dans le futur, afin que des ponts se créent et que de plus en plus de jeunes professionnels aient accès à la carrière qu’ils souhaitent.

 

 

Visionnez la conférence !

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Retour sur W.A.R – Wild And Raw

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Retour sur W.A.R – Wild And Raw

Crédit: Melika Dez

Crédit: Melika Dez

Plus d’une cinquantaine de danseurs provenant du Canada et des États-Unis sont venus participer au battle de Krump W.A.R – Wild And Raw. Le gagnant de cette compétition représentera le Canada au « Illest International Battle » qui se tient à chaque année à Paris. L’organisatrice, Valérie « Taminator » Chartier s’est entourée d’une équipe de haute qualité pour assurer le succès de cette soirée. Preach Ddimplz au micro a conquis le public, DJ Shash’U a maintenu une ambiance buck pour les danseurs et le juge Intimidate aka Jr. Maddripp a eu la tâche difficile de choisir qui se rendra en France.

Crédit: Melika Dez 

Crédit: Melika Dez 

 

 

L’imposante force des jeunes Krumpers de Montréal et les environs fût démontrée lors de l’évènement, notamment par leur performance en battle et par la présentation de la pièce « Mad House » chorégraphiée par Taminator et 7Starr. Soulignons que la section junior fût majoritairement dominée par les filles, brisant ainsi le stéréotype que cette danse est souvent trop intense pour elles. En quart de finale, un échange serré entre Girl Skopez et Miss Diamond a valu une chaleureuse ovation à cette dernière qui passa à un poil d’atteindre les demi-finales. Preach pris un moment pour souligner la bravoure de Miss 7 qui s’est rendue en demi-finale malgré le fait qu’elle se soit sérieusement blessée à la main au début de la compétition. Baby Taminator remporta le trophée après une finale monumentale contre Girl Skopez.

 

La section adulte débuta avec les deux battles thématiques: « Hat tricks » et « Get Off/Liveness ». Dans la première catégorie, six participants épatèrent l’audience avec leur habileté à manipuler leur casquette. La deuxième catégorie, « Get Off/Liveness » est un concept en Krump qui implique beaucoup d’intensité et des mouvements rapides. Les gagnants des deux catégories, Kid Badd Machine et Jigsaw, s’affrontèrent pour le premier prix qui fût décerné à Kid Badd Machine.

 

Les finales Seniors se déroulèrent dans une ambiance exaltante. Après avoir livré un puissant premier round, Jr Maddripp nomina le Montréalais TOX dans sa Fam en lui attribuant le nom « Intimidate X ». La foule eut à peine le temps de se calmer de cette nouvelle que Craze fit exploser la place dans son affrontement contre Jr. Witch doctor.Pas besoin d’attendre le verdict, Preach interrompit l’échange pour déclarer Craze victorieuse. En quart de finale, elle tint tête à SykeOut dans un affrontement mémorable qui nécessita un bris d’égalité. Craze donna une performance subjuguante mais son adversaire se disloqua l’épaule et ne termina pas la compétition. Les demi-finales mirent en scène un échange intense entre Truck et Lil7. Le membre de 7Starr Fam donna un des meilleurs rounds de la soirée mais Truck avait plus d’un tour dans son sac. Après avoir enchainé une série de hat trick époustouflante, Jr Maddripp l’envoya en finale contre Craze.

 

Avant le point culminant de l’évènement, Jr Maddripp démontra l’étendue de son talent en se transformant en machine devant nos yeux avec une musicalité extrêmement précise. Sous l’acclamation de la foule, le juge laissa place aux finalistes. Truck sorti de multiples concepts ahurissants et tenta tant bien que mal d’intimider de son opposante qui resta inébranlable. Après s’être chaleureusement félicité pour leurs performances respectives, le juge rendit son verdict final. Truck reparti avec les billets d’avion pour Paris, mais Craze reparti avec toute l’admiration et le respect des gens qui ont eu la chance d’assister à cette soirée grandiose. 

Par : Fanny Ourse

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 Waack N’ Chill : soirée sous le signe de l’écoute et du partage

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Waack N’ Chill : soirée sous le signe de l’écoute et du partage

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Ce samedi 28 janvier, l’Espace Sans Luxe accueillait l’évènement Waack N’ Chill, organisé par le collectif interdisciplinaire de danse de rue Savage Queens. Le but? Rassembler les passionnés du waacking, qu’ils soient solidement ancrés dans le monde du waacking ou de simples curieux.

Cette soirée sous le signe de l’écoute et du partage, m’a permis d’en apprendre plus sur une danse, un style de vie pour certains, qui manque encore de visibilité malgré près de 50 ans d’existence.

C’est dans une ambiance relaxe et accueillante que se déroule l’évènement. Confortablement installé, le public assiste à la diffusion du documentaire exclusif Hot Mess, réalisé par Maria Munera sur le célèbre battle de waacking, créé par les membres de Forêt Noire.  Au-delà de l’évènement, le film peint le paysage de la scène du waacking, à travers des interviews des différents membres de la communauté.

Cette introduction à l’histoire du waacking montréalais, que l’on devine dense et intense, est un bon préambule à la discussion qui suivra.

«Initier une discussion sur les éléments passés, présents et futurs du waacking à Montréal [et] tisser des liens intergénérationnels ». Tel était l’objectif annoncé par les membres de Savage Queens. On peut dire que cette initiative connait un beau départ avec ce rassemblement. La qualité d’écoute du public et la richesse du panel de discussion y sont certainement pour quelque chose. À la table des discussions des membres de différents collectifs occupant une place importante sur la scène montréalaise :  I.H.O.W Montréal, Forêt Noire, Savage Queens etOPIA étaient donc représentés ce samedi soir.

Qu’est-ce que le waacking? A cette question, les membres du panel répondent chacun de façon très personnelle. C’est avant tout une danse, dira Nedge Valmé, pionnière du waacking à Montréal et fondatrice de I.H.O.W. Montréal.  «It brings you to that happy place, whatever that place is for you». 

Une des forces du waacking : le fait que chaque individu dans son unicité puisse se l’approprier.  «Une multitude de définitions» selon Barbada de Barbades, figure emblématique de Hot Mess et soutien important de la communauté. Sensualité, féminité, empowerment etassurance sont quelques-uns des mots qui reviennent cependant.

Sa diversité. C’est ce qui semble faire de Montréal une scène unique sur l’échiquier du waacking au niveau international. La question de l’expression de soi semble faire consensus. «On est tous des personnages assez uniques à Montréal» explique Fanny Ourse, membre de Savage Queens. Cela vient en grande partie des transmetteurs, qui insistent sur le développement d’une individualité dans leur enseignement.
Mais, tempère Fanny Renier de OPIA, on a beaucoup à apprendre d’autres communautés, notamment au niveau technique.

Une grande de partie de la discussion s’articule sur le futur et l’évolution de la danse. Il semble y avoir une volonté commune d’explorer, de s’élargir, de pousser plus profondément, mais dans le respect des fondations. Garder l’essence du waacking, notamment en gardant la connexion avec la musique de laquelle est née le waacking : le disco.

L’impératif de donner la place et d’accompagner les nouvelles générations a également été abordé. Plus de support et de personnes guides, plus d’espaces de rencontres, abolir une éventuelle hiérarchie qui semble s’imposer malgré tout. Il y une place pour chaque danseur, et c’est à chacun d’occuper l’espace qu’il souhaite occuper. «Tout le monde se crée un rôle différent et c’est là, la beauté de cette scène-là. », soutien Nedge Valmé.

Faire avancer le mouvement, continuer à construire la communauté, créer des supports de visibilité pour atteindre un plus grand public,  cela semble être les défis que souhaitent relever les waackers montréalais.

Par : Anne Florentiny

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